attention, bataille de panier
une piscine, c'est quoi ?
pour certain, c'est une plage pour bronzer
pour d'autres, c'est un lieu de sport (voire compétition.... bande de fada)
ça peut être aussi un lieu de travail (non, un "maitre-nag" ne passe pas son temps à regarder les filles en maillot, ça vérifie que les bébés censés être sous la surveillances des parents ne se noient pas)
c'est également un lieu de divertissement (ah oué ?)
c'est un lieu avec une quantité d'eau exceptionnelle (pour une piscine "traditionnelle", le volume se calcule en gros avec cette formule : 25*12,5*2 (en mètre))
et par conséquent pour la mairie, c'est un puits sans fond niveau budget.
enfin, c'est ce que vous voulez, vous.
ben pour moi, la piscine, cette année, c'était les vestiaires...
le travail au vestiaire en piscine d'été (> piscine découverte, donc) par temps de pluie, c'est... beaucoup d'attente. le travail consiste à nettoyer les lieux d'accueil du public (entrée), les sanitaires (Vingdieu, que c'est crade un public) et pendant la journée, ça consiste en recevoir le public - avec le sourire - et lui garder bien au frais (y'a pas de radiateur) ses affaires.
en fait, vu qu'il pleuvait et que personne ne se doutait qu'il faisait meilleur dans l'eau que chez soi, nous n'avions pas vraiment beaucoup de clientèle. c'était même assez... démoralisant.
regarder pendant 5 heures, 10 paniers (très grand maximum) se battre entre eux n'est pas très passionnant.
des paniers qui se battent entre eux ça fait quoi ? ben....
- ça reste sagement accroché à la barre de fer
- ça se regarde en chien de faïence, sans rien dire ni bouger
- garde des quantité impressionnante de fringues et tongs de toutes les couleurs ("mon panier, c'est celui qui a les tongs. - ton bracelet s'il te plait")
des fois, ils sont gentils, ils nous font de charmants concerts de téléphones portables. parfois avec de très nombreuses reprises. des fois, le chef d'orchestre arrive en nous demandant : "je peux avoir mon panier ? je dois appeler quelqu'un !" et la, en braves gens nous lui disons que son portable à sonner 5 fois en 2h. que non, nous n'y avons pas touché. ce n'est pas à nous, et nous on se contente de surveiller/garder.
il y a aussi des moments d'intense émotion. le gamin (tout content de savoir se-changer-tout-seul-de-son-coté et d'aller-à-la-piscine) nous laisse gentiment avec un grand sourire jusqu'aux oreilles une chose ayant un fatras de tissus dessus. quand ils n'oublient pas de nous l'apporter. ce qui fait que parfois on se retrouve à les rappeler pour leur expliquer - gentiment - que
- il ne faut pas oublier son bracelet
- il faut installer de manière "correcte" les habit sur le panier. bin oui, le crochet, il nous sert à accrocher le panier, c'est pas la même chose que les porte-manteaux dans ton école... eh oui....
ce qui est merveilleux, c'est que le gamin écoute (il n'a pas le choix), comprend et rectifie de lui même son panier et rapidement. la perspective de rater 5 min de débandade dans l'eau doit faire quelque chose au cerveau... il est plus efficace.
les retrouvailles avec leur panier est aussi très émouvant.
"bonjour madame, mon panier c'est le numéro XX"
- ce n'est pas possible, c'est un numéro impair et c'est pour les garçons. toi tu es une fille et en plus sans bracelet, on ne peut pas rendre de panier
- ah bah tiens, le voila ! vous aviez raison, je m'étais trompé de numéro
- tiens, voila ton panier !
- merci madame, au revoir !"
voila, les yeux pétillent, ils vont pouvoir réintégrer leur "chez-moi" en paix, toutes leurs affaires sont la. parfois à quelques exceptions près :
"mais je vous dit que j'avais un billet de 50€ !
vous en êtes sûre ? vous avez regardé partout ? vous l'avez pas amener au bord du bassin ?
non, je l'avais dans la poche !
(au vestiaire :) vu avez vu quelque chose ? laisser entrer quelqu'un ?
non", on a rien vu et il n'y a rien parterre.
eh oui Madame, il ne faut croire qu'on soit de mauvaise foi quand c'est vous. retournez chez vous, et vous les trouverez vos 50€ si ils ont existé !
"Excusez moi, mais cette paire de chaussure n'est pas à nous ?
ah tiens ? votre numéro ? ah oui, c'est le panier du dessus qui déborde... excusez nous..."
petite précision qui me revient à l'esprit.
au vestiaire, il y a devant et derrière.
c'est derrière ou on a l'occasion d'avoir ses discussion. derrière, on récupère le panier plein, on l'entrepose à sa place, vise versa, quand les clients reviennent, nous fournissent ou non le bracelet on rends (ou non ;)) le panier
devant, on accueil, demande le ticket d'entrée, le déchire et jette (pourquoi ? je ne sais pas...)
le plus rigolo, c'est lorsque le client dit :
"mais je n'ai pas de ticket ! la caissière ne me la pas donné !
- si Mr : il est dans votre main.
-ah oui, désolé..."
sinon, il y a celui qui ne prend pas de panier, qui fonce sans même dire bonjour et qu'on doit rattraper en courant pour qu'il nous donne le ticket. dans le même genre, il y a ceux qui ne connaissent pas ce principe, que quoiqu'il se passe, c'est les affaires au bord du bassin. à eux, ils faut expliquer le principe.
"vous prenez un panier, vous installez vos affaires dessus, vous l'apportez aux personnes derrière et vous gardez le bracelet, vous profitez de la piscine autant que vous voulez, quand vous en avez assez, vous donner votre bracelet aux personnes de derrière, ils vous rende votre panier et c'est bon !
- et ça craint pas ? de laisser ses affaires dans le vestiaires ?
- ben non, personne n'a le droit en dehors de nous de rentrer ici. de toute manière vous n'êtes pas censé avoir des objets de valeur quant on va à la piscine.
- je reste septique.. y'a pas ça chez nous !
- bin oui, tout le monde ne fonctionne pas de la même manière... alors, combien de panier ?
(la discussion réelle a duré un bon 1/4 d'heure, surtout que de deux trois objets avaient été oublié dans le véhicule...)
le détail qui tue, c'est que ce même gars à ramener son panier (correctement fait) devant...
bon, la, je me suis abstenue de dire quoique ce soit. n'empêche que lorsqu'il est parti, il nous a dit qu'il avait apprécié la piscine, car très agréable !
on profite aussi des mésaventures des caissières... les abonnements prévus par la mairie... il n'ont pas été revu depuis des années et laissent une marge énorme pour la tricherie.
le plus énervant sur le coup, mais marrant à commenter, c'est les soi-disant souvenirs des clients des années précédentes :
"mais l'an dernier, ça marchait comme ça ! je vous jure !
- et moi je vous dis que ça n'a jamais fonctionné comme ça depuis les quelques années que je bosse ici, et surtout pas cette année"
sinon, comme on n'a pas eu bien beaucoup de monde, nous devions trouver une ou deux occupations pour passer le temps.
toutes les revues françaises culturelles (jasmin, closer, public...) sont passées à l'écumoir. tous les jeux sont finis, tous les articles critiqués...
les échantillons de bougies parfumées d'une conseillère PartyLite nous sont passés sous le nez (ça sent bon, vraiment)
il y a eu pas mal de bavardages, chute de panier lors des rangements (ben quoi ? on a mis au point une super technique ultra-connue pour faire traverser plus rapidement le vestiaire carrelé au panier...)
et puis pour les derniers jours, les "maitres-nag", très joueurs, nous avaient réservé une petite surprise...
allons, je suis médisante. sur mes trois semaines ou j'y ais travaillé, on a eu 5 jours à plus de 600 personnes/jours.
en ce qui concerne les autres jours ? entre nous, nous disions que nous pouvions jouer au Loto avec la fréquentation journalière...
pour certain, c'est une plage pour bronzer
pour d'autres, c'est un lieu de sport (voire compétition.... bande de fada)
ça peut être aussi un lieu de travail (non, un "maitre-nag" ne passe pas son temps à regarder les filles en maillot, ça vérifie que les bébés censés être sous la surveillances des parents ne se noient pas)
c'est également un lieu de divertissement (ah oué ?)
c'est un lieu avec une quantité d'eau exceptionnelle (pour une piscine "traditionnelle", le volume se calcule en gros avec cette formule : 25*12,5*2 (en mètre))
et par conséquent pour la mairie, c'est un puits sans fond niveau budget.
enfin, c'est ce que vous voulez, vous.
ben pour moi, la piscine, cette année, c'était les vestiaires...
le travail au vestiaire en piscine d'été (> piscine découverte, donc) par temps de pluie, c'est... beaucoup d'attente. le travail consiste à nettoyer les lieux d'accueil du public (entrée), les sanitaires (Vingdieu, que c'est crade un public) et pendant la journée, ça consiste en recevoir le public - avec le sourire - et lui garder bien au frais (y'a pas de radiateur) ses affaires.en fait, vu qu'il pleuvait et que personne ne se doutait qu'il faisait meilleur dans l'eau que chez soi, nous n'avions pas vraiment beaucoup de clientèle. c'était même assez... démoralisant.
regarder pendant 5 heures, 10 paniers (très grand maximum) se battre entre eux n'est pas très passionnant.
des paniers qui se battent entre eux ça fait quoi ? ben....
- ça reste sagement accroché à la barre de fer
- ça se regarde en chien de faïence, sans rien dire ni bouger
- garde des quantité impressionnante de fringues et tongs de toutes les couleurs ("mon panier, c'est celui qui a les tongs. - ton bracelet s'il te plait")
des fois, ils sont gentils, ils nous font de charmants concerts de téléphones portables. parfois avec de très nombreuses reprises. des fois, le chef d'orchestre arrive en nous demandant : "je peux avoir mon panier ? je dois appeler quelqu'un !" et la, en braves gens nous lui disons que son portable à sonner 5 fois en 2h. que non, nous n'y avons pas touché. ce n'est pas à nous, et nous on se contente de surveiller/garder.
il y a aussi des moments d'intense émotion. le gamin (tout content de savoir se-changer-tout-seul-de-son-coté et d'aller-à-la-piscine) nous laisse gentiment avec un grand sourire jusqu'aux oreilles une chose ayant un fatras de tissus dessus. quand ils n'oublient pas de nous l'apporter. ce qui fait que parfois on se retrouve à les rappeler pour leur expliquer - gentiment - que
- il ne faut pas oublier son bracelet
- il faut installer de manière "correcte" les habit sur le panier. bin oui, le crochet, il nous sert à accrocher le panier, c'est pas la même chose que les porte-manteaux dans ton école... eh oui....
ce qui est merveilleux, c'est que le gamin écoute (il n'a pas le choix), comprend et rectifie de lui même son panier et rapidement. la perspective de rater 5 min de débandade dans l'eau doit faire quelque chose au cerveau... il est plus efficace.
les retrouvailles avec leur panier est aussi très émouvant.
"bonjour madame, mon panier c'est le numéro XX"
- ce n'est pas possible, c'est un numéro impair et c'est pour les garçons. toi tu es une fille et en plus sans bracelet, on ne peut pas rendre de panier
- ah bah tiens, le voila ! vous aviez raison, je m'étais trompé de numéro
- tiens, voila ton panier !
- merci madame, au revoir !"
voila, les yeux pétillent, ils vont pouvoir réintégrer leur "chez-moi" en paix, toutes leurs affaires sont la. parfois à quelques exceptions près :
"mais je vous dit que j'avais un billet de 50€ !
vous en êtes sûre ? vous avez regardé partout ? vous l'avez pas amener au bord du bassin ?
non, je l'avais dans la poche !
(au vestiaire :) vu avez vu quelque chose ? laisser entrer quelqu'un ?
non", on a rien vu et il n'y a rien parterre.
eh oui Madame, il ne faut croire qu'on soit de mauvaise foi quand c'est vous. retournez chez vous, et vous les trouverez vos 50€ si ils ont existé !
"Excusez moi, mais cette paire de chaussure n'est pas à nous ?
ah tiens ? votre numéro ? ah oui, c'est le panier du dessus qui déborde... excusez nous..."
petite précision qui me revient à l'esprit.
au vestiaire, il y a devant et derrière.
c'est derrière ou on a l'occasion d'avoir ses discussion. derrière, on récupère le panier plein, on l'entrepose à sa place, vise versa, quand les clients reviennent, nous fournissent ou non le bracelet on rends (ou non ;)) le panier
devant, on accueil, demande le ticket d'entrée, le déchire et jette (pourquoi ? je ne sais pas...)
le plus rigolo, c'est lorsque le client dit :
"mais je n'ai pas de ticket ! la caissière ne me la pas donné !
- si Mr : il est dans votre main.
-ah oui, désolé..."
sinon, il y a celui qui ne prend pas de panier, qui fonce sans même dire bonjour et qu'on doit rattraper en courant pour qu'il nous donne le ticket. dans le même genre, il y a ceux qui ne connaissent pas ce principe, que quoiqu'il se passe, c'est les affaires au bord du bassin. à eux, ils faut expliquer le principe.
"vous prenez un panier, vous installez vos affaires dessus, vous l'apportez aux personnes derrière et vous gardez le bracelet, vous profitez de la piscine autant que vous voulez, quand vous en avez assez, vous donner votre bracelet aux personnes de derrière, ils vous rende votre panier et c'est bon !
- et ça craint pas ? de laisser ses affaires dans le vestiaires ?
- ben non, personne n'a le droit en dehors de nous de rentrer ici. de toute manière vous n'êtes pas censé avoir des objets de valeur quant on va à la piscine.
- je reste septique.. y'a pas ça chez nous !
- bin oui, tout le monde ne fonctionne pas de la même manière... alors, combien de panier ?
(la discussion réelle a duré un bon 1/4 d'heure, surtout que de deux trois objets avaient été oublié dans le véhicule...)
le détail qui tue, c'est que ce même gars à ramener son panier (correctement fait) devant...
bon, la, je me suis abstenue de dire quoique ce soit. n'empêche que lorsqu'il est parti, il nous a dit qu'il avait apprécié la piscine, car très agréable !
on profite aussi des mésaventures des caissières... les abonnements prévus par la mairie... il n'ont pas été revu depuis des années et laissent une marge énorme pour la tricherie.
le plus énervant sur le coup, mais marrant à commenter, c'est les soi-disant souvenirs des clients des années précédentes :
"mais l'an dernier, ça marchait comme ça ! je vous jure !
- et moi je vous dis que ça n'a jamais fonctionné comme ça depuis les quelques années que je bosse ici, et surtout pas cette année"
sinon, comme on n'a pas eu bien beaucoup de monde, nous devions trouver une ou deux occupations pour passer le temps.
toutes les revues françaises culturelles (jasmin, closer, public...) sont passées à l'écumoir. tous les jeux sont finis, tous les articles critiqués...
les échantillons de bougies parfumées d'une conseillère PartyLite nous sont passés sous le nez (ça sent bon, vraiment)
il y a eu pas mal de bavardages, chute de panier lors des rangements (ben quoi ? on a mis au point une super technique ultra-connue pour faire traverser plus rapidement le vestiaire carrelé au panier...)
et puis pour les derniers jours, les "maitres-nag", très joueurs, nous avaient réservé une petite surprise...
allons, je suis médisante. sur mes trois semaines ou j'y ais travaillé, on a eu 5 jours à plus de 600 personnes/jours.
en ce qui concerne les autres jours ? entre nous, nous disions que nous pouvions jouer au Loto avec la fréquentation journalière...
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